REPORTAGE A PARIS PLAGE

REPORTAGE A PARIS PLAGE
Un pédophile sympa qui lit L’Organe et qui distribue « Ptitrou » nous reproche nos « prises de position rétrogrades sur la sexualité des enfants ».
Un discours humaniste de Bertrand passe en boucle sur l’écran géant, pendant qu’un char gay fend la foule avec des glaces à « sucer ».
Une boule ou deux boules, nous demande le/la charmant(e) vendeur/se ? Nous optons pour la « deux boules ».
Soudain, des cris attirent notre attention : un gay a été victime de « deux Arabes », qui viennent de lui piquer son sac à dos. Des policiers gayfriendly à cheval ont attrapé les deux malandrins. Pour vérifier si le sac retrouvé dans les mains des perfides Maghrébins est bien celui du gay, la police montée lui demande d’énumérer son contenu, devant la foule de badauds, qui voit dans cet événement enfin un peu d’animation.

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Le gay a tout bon : portefeuille, plug anal de 12cm de large, god « strong » de 45cm de long, bidon de KY, préservatifs à la fraise, sachets d’ecstasy, poppers, rien ne manque. Les Arabes seront conduits au poste, et le gay applaudi par la foule. Mais il est temps de déjeuner.

Nous optons dans cette paillote « Village People » pour une crêpe « Fist and furious », ainsi qu’un soda « Magic sodo ». C’est un peu cher (67€), mais nous découvrons une serveuse fort courageuse qui travaille pour se payer l’opération qui va la retransformer en homme, alors qu’elle était un homme qui avait fait une opération préalable pour devenir une femme. Libé, le quotidien gay, prépare justement un article courageux sur elle, en dernière page. Titre : « Non aux frontières sexuelles ! »

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Oh, un attroupement ! Des enfants jouent avec du caca, visiblement issu d’un chien homosexuel, car le diamètre de la crotte est incroyable. Les mamans piercées LGBT (lesbienne gay bi et trans) cherchent l’animal responsable de cette chose, mais il s’avère qu’il y a aucun chien dans le coin. Heureusement, un SDF avoue le forfait. Caché derrière une « fontaine à lubrifiant », il volait les goûters des enfants et chiait dans le bac à sable. L’étron sera jeté à la Seine, et aussitôt dévoré par une carpe mutante, à la grande colère de deux pêcheurs de droite postés plus loin. Nous les interviewerons, mais leurs propos, teintés d’une certaine colère et d’une certaine d’aigreur contre les nouveaux occupants du Marais, ne pourront être diffusés.

Nous passons alors sous le charmant petit tunnel qui sent la pisse, et découvrons un étrange rituel. Un homme se baigne dans une piscine de pipi, alimentée par les conduites de la pissotière « Charles Trénet » ! L’homme, que nous interrogeons, semble y prendre du plaisir. Mais notre attention est une fois de plus détournée par un événement gravissime : un skinhead du PSG vient de donner un coup de pied au derrière d’un gay, et sa rangers taille 45 est restée coincée. Une intervention des pompiers sera nécessaire, sous les applaudissements du public. Très appréciés, les pompiers !

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Interrogé, le capitaine qui gère la délicate intervention nous avouera qu’ « avec les pédés, faut jamais trop rester s’éterniser longtemps après l’intervention, parce qu’ils nous sautent dessus ces enculés ». Comprenne qui pourra. C’est déjà l’après-midi, nous avons besoin d’un café. Nous voilà chez « Gode & Fion », établissement temporaire tenu par un ravissant couple de gays atteints du sida en phase terminale. Maigres à faire peur, ex-militants d’Act Up, ils ont vécu « les grandes années où on bouffait en fêtes et baises sans capotes tout le fric des subventions de ces connards d’hétéros ». Un récit teinté de nostalgie, qui nous aurait fait basculer dans la tristesse d’âme si nous n’avions découvert la piscine Pierre Bergé, à 30 euros l’entrée (pour 7 minutes de bain).

Chaque heure, la « Happy fuck hour » consiste à composer un couple de gays, un dessus un dessous pour une traversée du bassin, « liés par leurs parties intimes », dit le règlement. Le public est ravi, et même les enfants peuvent y assister, puisqu’on « ne voit pas la sodomie », nous explique un organisateur en tee-shirt « Ouvre-moi les fesses, Saigneur » (85€ seulement). Les parties génitales du gay passif étant sous l’eau, celles du gay actif dans le fondement du gay passif, le spectacle est effectivement tout public. Des Roumains ont même établi un stand, quelque peu illégal, de « paris sur fiottes ». Nous croyons comprendre « Paris sur flotte », mais il s’agit bien de « paris sur les fiottes », précise un enfant des roulottes. A chaque passage de la brigade montée, qui charge comme des lanciers du Bengale, la noble minorité de gens du Voyage se volatilise aux cris de « dispersu » !

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C’est maintenant le soir, il nous faut un remontant, un apéritif, suite à toutes ces émotions. Nous discutons autour d’une « Pina conada », un cocktail à base de « 2 glaçons boule et d’une grosse paille », avec Jean-Claude, un gay trisomique belge, très demandé dans la communauté pour des raisons de « déséquilibre hormonal ».
Le gay handicapé mental pouvant en effet « bander du bras pendant plusieurs jours », selon Wikipédia, dont le stand avec connexion internet gratuite ne désemplit pas. Un jeune surpris à surfer sur un site hétéro se verra d’ailleurs franchement réprimander.

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Le reportage est maintenant fini, il ne reste plus qu’à rédiger toutes ces informations. C’est alors que surgit le drame : un hétérosexuel catholique d’extrême droite pousse dans le fleuve « un pédophile qui violait un enfant ».

Les parents homosexuels de ce dernier, interrogés par nos soins, se déclareront choqués par l’attitude de ce « nazi» qui « ignore tout de la découverte de sexualités autres ». Les deux homoparents, producteurs télé dans le civil, porteront plainte pour « atteinte à la propriété d’autrui », celle de ce petit Cambodgien adopté, qui avait juste été « loué à l’heure ».

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Le pédophile sera malheureusement repêché plus tard inerte par la Brigade fluviale, que la foule manquera de lyncher. Ayant mis plus de 3 minutes à intervenir, le temps pour la victime de se noyer ?, la brigade sera taxée d’« homophobe », puis de « pédophilophobe », puis de « violeurdenfantsphobe ».
Les « sauveteurs » repartiront sous les insultes et les jets de godes, certains, comme le « Mastoc intestinal », pesant jusqu’à 7 kilogrammes !
Curieux spectacle que celui de ces centaines de pénis artificiels aux couleurs chatoyantes, flottant sur la Seine, un soir d’été.
Un véritable symbole.
Mais de quoi ?

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