MARTINE AUBRY ACCUEILLE UNE FAMILLE DE ROMS

MARTINE AUBRY ACCUEILLE UNE FAMILLE DE ROMS
Fervente partisane du regroupement familial (« c’est plus humain et en plus ça fait de la main d’œuvre pas chère »), Martine a donné ordre à ses « gens de maison » de laisser entrer la famille Parasitu et ses proches, soit environ 160 individus (190 avec la part incompressible en garde-à-vue).

Zoltan Churav, le patriarche, a choisi d’emblée « l’aile Roi Soleil » du château, mais le majordome s’y est fermement opposé, après avoir négocié longuement au téléphone avec sa maîtresse, la duchesse d’Aubry.

L’aile dite du Roi Soleil est en effet dévolue aux invités saucialistes de haut rang. Zoltan, un chapelet d’insultes et de menaces en patois rom de Transnistrie plein la bouche, s’est donc rabattu sur la clairière « Delors » entourée de plantes rares et d’arbres centenaires, dont certains remontent à François (Mitterrand) 1er.

Dès le premier soir, les 3 plus beaux chênes étaient abattus afin de satisfaire les besoins en bois, nombreux, des Parasitu. Une flambée magnifique rappelant les grandes heures de « l’opération 1005 » illumina le donjon conservé en l’état, qui vit partir le Chevalier d’Aubry en 1068 vers Jérusalem, un pèlerinage que Martine refait chaque année « pour aller chercher de la caillasse », nous révèle un vieux fasciste habitant le village voisin qui argue qu’ « en plus la grosse a fauché sa particule ». Nous laisserons là le pauvre homme ruminer son aigreur, sans doute jaloux de la réussite spectaculaire de la Première Dame Coupe Rosée de France.

MARTINE AUBRY ACCUEILLE UNE FAMILLE DE ROMS
De menus incidents ont commencé à détériorer les relations entre roms et personnel d’accueil, surtout lorsque les animaux du parc furent exterminés. Les invités pratiquent en effet la chasse à courre mais à la « tzigane », c’est-à-dire que les chiens sont remplacés par un troupeau d’enfants, le cor par des guitares et les chevaux par des Mercedes des années 70 surmontées de jeunes gens armés de carabines.

Le jardin et les potagers de la Reine ont ainsi été retournés comme après une préparation d’artillerie sur le front ukrainien en 1944. Les lapins du clapier « Colbert », terrorisés, ont été abattus à bout portant, dans un immense éclat de rire général. Le barbecue qui suivit, malgré les cris d’orfraie du majordome – bientôt mis dans le plus simple appareil, attaché à un troène puis brûlé aux parties génitales par les enfants à l’aide de bâtons enflammés – fut homérique : dans une ambiance rabelaisienne, force gigots et poulardes furent engloutis après le pillage en règle des trésors œnologiques issus de caves centenaires.

Hélas, le lendemain, à 6 heures pile, l’afterom after » chez les roms) fut quelque peu gâchée par l’intervention des 1260 gendarmes. Le colonel de « l’unité spéciale » mise sur pieds pour l’occasion par la Région Militaire refusera de nous dévoiler « l’origine de l’appel de détresse qui déclenchera l’opération », en démentant « tout échange de bons procédés avec la duchesse ».

N’empêche que l’atterrissage des hélicoptères Cougar au milieu du camp après un « arrosage à la 12.7 et un pilonnage au canon de 20mm » a été très remarqué, nous révèle le journaliste du « Canard de la Duchesse », le petit journal local.

« Les roquettes de 70mm surtout ont fait de gros gros dégâts dans les caravanes », poursuit le localier. Des trous béants ornent en effet 32 des 34 « habitations mobiles » des 160 victimes. Selon le colonel, debout au milieu du champ de bataille, un rom endormi aurait « ébauché un semblant de début de geste vers son fusil », déclenchant « l’ouverture du feu à volonté à 400 mètres de nuit sur cibles mobiles piaillantes ».

MARTINE AUBRY ACCUEILLE UNE FAMILLE DE ROMS
« Nous n’étions pas fenus pour tuer », précise un sergent parachutiste, ex-légionnaire à l’accent guttural, le canon de son fusil-mitrailleur encore fumant au milieu de l’odeur de chair brûlée, une douzaine de cadavres gisant autour de lui, dont un agité de comiques soubresauts d’intensité décroissante. Il mettra fin à ces mouvements – il est vrai énervants – d’une simple rafale.

Moins d’une minute avant la fin du « processus de nettoyage » d’une durée de 2 heures, vers 7h59, Martine d’Aubry a aussitôt réagi violemment sur Europe 1 en dénonçant « l’intervention du commandant de ma Région Militaire » car, selon elle, « si l’opération Mille Pruneaux est une réussite militaire de premier plan, les roms n’étaient pas méchants, ils ne méritaient pas tous la peine de mort, même s’ils n’ont pas souffert, car les tirs étaient précis et mortels, encore bravo à la gendarmerie ».

Interrogée sur l’éventuelle poursuite de son « accueil humaniste », celle que d’aucuns appellent désormais Martinet au PS a déclaré au micro de Marc-Olivier Faichiel qu’elle allait « plutôt réfléchir à la création d’un grand camp de réinstallation pour roms à l’Est ».

Martinet en a profité pour annoncer qu’elle doublerait « les effectifs et les moyens de la gendarmerie ainsi que la fréquence des pots de départs et d’arrivées », si d’aventure elle était élue en 2012.

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