LA MEILLEURE FACON DE MOURIR

LA MEILLEURE FACON DE MOURIR
LA RUPTURE D’ANEVRISME : rapide et un peu douloureux (vomi et malaise), sauf si tu as affaire à un pompier qui affirme que tu « simules ». C’est chiant de partir alors que ton sauveur se goure de diagnostic. Ta seule consolation : que sa conversation téléphonique avec le SAMU soit diffusée dans Le Parisien.

LA CRISE CARDIAQUE : peut être très douloureuse, mais rapide. le bras gauche est bloqué, c’est un bon signe avant-coureur. Après tu t’effondres dans le jardin, pendant que ton petit-fils crie « papi, papi », comme dans Le Parrain.

LE MITRAILLAGE DE BUS EN ANGOLA : effet de surprise, choc. Les balles c’est tout petit et invisible mais ça fait super mal comme un petit frelon-bélier dans le corps et elles vont trop vite pour qu’on les évite, sauf pour David Carradine dans Kung-Fu. Carradine qui est mort d’une manière étrange, justement.

LA TORTURE CHINOISE : extrêmement lent et horriblement douloureux. Ces enculés de chinetoques savent faire mourir. Quand tu connais bien le corps et ses réactions, tu peux découper un Occidental en 100 lanières et contempler sa souffrance dans les yeux avec un sourire narquois. Putain, même les nazis n’étaient pas aussi barges. Les Chinois vont tous nous découper comme des pangolins !

L’ACCIDENT DE BAGNOLE : tu ne vois rien venir, ou presque. Ta dernière image, la tronche de cake de ton bourreau avec ses yeux de débile écarquillés. Tu emportes au ciel l’image de ce tocard que tu connais même pas et qui téléphone au volant à sa secrétaire pour préparer « le dossier Chottard ». La pire façon de crever, parce qu’elle n’a aucun sens. En plus tu mobilises 35 pompiers à désincarcérer ta carcasse de merde dans une bagnole froissée. Chiant jusqu’au bout.

LA MEILLEURE FACON DE MOURIR
LE SUICIDE : tu choisis le jour, l’heure, et la méthode. C’est un peu dur, comme de se pendre, on imagine, acheter la corde, ramener le tabouret… Pas funky funky. Et encore moins pour les proches, sauf si tu veux les enfoncer dans le questionnement éternel et la culpabilité. C’est la mort qui tue.

A L’ARME BLANCHE EN AFGHANISTAN APRES UN INTENSE PILONNAGE DE LA COLONNE SANS COUVERTURE AERIENNE : tu as le temps de te voir partir, dans la lumière magique de l’aurore afghane, le couteau du boucher taliban fait de toi un cochon, ou un agneau. Uncool. Surtout quand un ministre ment en disant que c’est pas de bol alors que y avait même pas assez de munitions pour soutenir le « contact ».

PENDANT TON SOMMEIL : un jour on sait pas pourquoi mais tu tombes dans le coma. Tu flottes dans tes rêves et tu passes de l’Autre Côté sans t’en rendre compte. Si ta vie n’a pas été trop pourrie, on pense que tu ne souffriras pas trop Là-Haut.

AVEC UNE PUTE, défoncé au brown sugar, un verre de Petrus à la main dans un bain tiède en regardant « 2001 l’odyssée de l’espace ». Mourir en jouissant ? Agréable, mais rare. Sauf si la pute (du Mossad) te flingue. Il faut avoir le cœur fragile et jouir juste avant de mourir, parce que après, même une seconde après, ça sert plus à rien. Au contraire, tu emportes au Ciel une frustration éternelle. L’horreur. Le truc à enculer tous les anges qui passent comme un babouin déchaîné sans jamais jouir. Aaarg.

• EN GLISSANT SUR UNE MERDE DE SDF
: ridicule, et pénible. Tu agonises sur le trottoir, tu schlingues la merde de pauvre, et tout le monde se fout de ta gueule. Toi, tu vois ta vie défiler, allongé sur le dos, le crâne fracassé par le bitume, dans la chaleur rassurante du sang que tu ne peux empêcher de s’échapper. Tu te rends compte que tu n’as RIEN fait, et que tu n’entreras JAMAIS dans les livres d’Histoire. Sauf peut-être dans la version indienne du Livre des Records à la page « La mort la plus con ». Bad karma.

LA MEILLEURE FACON DE MOURIR
UNE CEINTURE DE BOMBES sous la veste dans un lieu infesté de gens que tu détestes : selon nous, la plus belle et la plus utile des morts. Comme le docteur musulman qui a emporté avec lui 7 fumiers de la CIA. Montez dans ma fusée, on part au Ciel les gars. Mais faut pas se louper, sinon la répression vire au féroce. Souvenez-vous de Hitler avec Von Stauffenberg. Tu finis sous la hache du bourreau, coupé comme un vulgaire Tutsi.

UNE BALLE PERDUE A LOS ANGELES : tu sors de chez toi pour acheter ta Budweiser, et tu tombes dans la zone de feu entre Bloods et Crips. Un peu rageant de quitter la vie à cause d’une banale guerre entre bandes de cons. Pourquoi ne pas vous affronter au basket, les gars ? Une balle perdue au basket, c’est moins dangereux et c’est beaucoup plus rigolo. Hungawa.

APRES UN RETOURNE ACROBATIQUE décisif à la dernière minute des prolongations de la finale de la Coupe du Monde, une mauvaise réception qui te brise la nuque. Peu probable, mais jouissif (surtout pour les survivants). Tout le reste de l’équipe te saute dessus, Margotton hurle à la mort, tu vois l’or en barre et tu fermes les yeux. Tu rends 3 milliards de Terriens heureux par ton sacrifice. C’est beau. Mais tu loupes la 3ème mi-temps, avec ses bataillons de putes.

SOUS LES DECOMBRES EN HAITI : et à UN mur des sauveteurs de la SS (Sécurité Sivile). Au milieu des sauveteurs de tous les pays qui se battent comme des chiffonniers pour passer à la télé. C’est à celui qui sauvera l’enfant le plus télémouvant. Haïti, c’était the place to be. Bientôt l’ouverture d’un club Régine’s à Port-au-Prince avec les Jolie-Pitt en guest ?

EN DECOUVRANT le Secret de la Vie. Mettons que tu sois astronome, mathématicien ou poète, ou les 3, et que tu comprennes subitement ce qu’ON fout LA. Ton esprit chavire, la Lumière inonde ton cerveau, te voilà sur Pandora, tu fais partie du Grand-Tout raggacosmique mais tu Dois partir. Comme dans Indiana Jones, tu trinques à la Coupe de la Vie, mais tu y laisses ta peau. Logique.

Nouveau site d’info satirique : déconne et foutages de gueules no limit en html. Esprit Hara-Kiri. Nouveaux auteurs et esprits libres bienvenus !

Suivez et partagez !
0