GUIDE PRATIQUE DU CHOMEUR PROFESSIONNEL

Point besoin de frauder comme un vulgaire élu socialiste ou UMP pour profiter du système. Ce merveilleux pays qu’est la France offre en effet à ses concitoyens toute une panoplie d’aides, allocations et subventions qui permettent à quiconque veut bien s’en donner la peine de s’installer légalement et confortablement dans le non-travail et de vivre royalement aux frais de l’État, et ce de façon durable voire permanente. Difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi certains citoyens persistent à s’emmerder à se lever le matin pour aller se faire exploiter toute la journée par un patron pour un salaire de misère. D’un autre coté, il faut bien qu’un nombre important de travailleurs financent par leurs impôts et cotisations les armées de non-travailleurs, et l’on ne peut que les remercier de leur dévouement.

Tant qu’on n’a pas la chance d’être au chômage, on ne peut pas réaliser à quel point le statut de chômeur professionnel est enviable dans notre pays. Les étrangers ne s’y trompent pas, eux qui viennent par millions s’installer chez nous avec leur famille au grand complet afin de maximiser leurs chances de percevoir tout le panel des mirifiques allocs que la France offre sur simple demande à tous les miséreux de la terre. La plupart du temps, ces gentils immigrés emplis d’un amour sincère pour (les allocs de) notre pays préparent leur arrivée chez nous bien à l’avance, prenant soin de se renseigner sur tous les avantages auxquels ils peuvent prétendre chez nous, grâce notamment à certains sites spécialisés dans les conseils à l’émigration: http://www.senegalaisement.com

Curieusement, les Français sont souvent bien moins renseignés que les étrangers sur leur propre système social, et ignorent comment en profiter. C’est donc dans un souci de justice et d’équité entre gentils immigrés et Français de souche que l’Organe vous décrit ci-après le vade-mecum du parfait chômeur professionnel.

Être au chômage

Avoir été licencié, ou avoir perdu son emploi, est évidemment la première des conditions pour envisager d’embrasser la carrière de chômeur professionnel. Si c’est ce qui vient de vous arriver, séchez vos larmes, courrez à la supérette, achetez une bouteille de champagne et sifflez-la joyeusement en trinquant au merveilleux système social français que le monde entier nous envie. Vous allez enfin pouvoir vivre tranquillement en ne branlant rien de toute l’année, et être rémunéré par l’État pour cela. Mais auparavant, il va falloir en passer par différentes étapes et formalités, certes un peu rébarbatives mais indispensables à l’officialisation de votre statut de chômeur professionnel. Hé, ho, on n’a rien sans rien, hein.

S’inscrire à pôle emploi

Pôle emploi ne sert à rien, tous les chômeurs professionnels le savent, mais c’est toujours bien de s’y inscrire ne serait-ce que pour faire grossir les chiffres du chômage – et apporter votre modeste contribution à la faillite du système. Rassurez-vous, votre inscription à Pôle emploi ne vous engage pas à grand chose et vous n’aurez que rarement besoin d’interrompre votre grasse matinée pour vous rendre dans ses locaux afin de répondre à d’éventuelles convocations. Souvent, vous ne serez même pas convoqué tant le personnel est débordé et s’emmêle les pinceaux dans les millions de dossiers que ces malheureux salariés de l’administration du non-travail ont à traiter quotidiennement. Si vous êtes quand même convoqué par un employé plus zélé que ses collègues, pas de panique: sachez que le pauvre hère qui vous reçoit est quasiment aussi précaire que vous et qu’il y a de fortes chances qu’il ne soit plus là (car viré ou en fin de CDD) lors d’un prochain rendez-vous. Un autre l’aura remplacé, pas du tout au courant des détails de votre dossier, et vous pourrez donc à nouveau lui raconter – comme à son prédécesseur – toutes les fadaises que vous voulez.

Pour autant, il s’agit de la jouer tout de même un peu fine devant le monsieur ou la dame de l’administration afin de correspondre au profil-type du chômeur: il s’agit de faire croire que vous cherchez effectivement du travail, et de façon active. Lors de l’entrevue, gardez-vous donc d’avoir une apparence trop pimpante (évitez les fringues swaggy et la Rolex au poignet, fut-elle fausse), prenez votre mine de circonstance (las et déprimé) et assurez votre interlocuteur que bien entendu que vous passez vos journées à chercher du travail. Bien sûr que votre vœu le plus cher est de retrouver un emploi au plus vite, fut-ce le plus misérable et le plus mal payé… mais malheureusement vous ne pouvez que déplorer qu’il semble que ce soit le marché du travail lui-même qui ne veuille pas de vous. Si vous avez bien joué votre rôle, le type ou la gonzesse en face de vous aura la larme à l’œil et sera plein d’empathie à votre égard, osant à peine vous déranger pour d’ultérieures convocations.

Demander (et obtenir) le RSA

L’inscription à Pôle emploi c’est un bon début, une sorte de rite initiatique permettant d’entrer dans la carrière, mais donc ça sert à rien. Le RSA, par contre, est le joyau du système social français, le précieux sésame qui vous ouvre les droits aux multiples allocations et aides, et il est donc impératif que vous puissiez en bénéficier comme les millions d’étrangers venus du fin fond de leur pays pour le réclamer. Rassurez-vous, tout chômeur a droit au RSA, y compris les débutants. Il vous suffit de justifier d’un domicile, fut-il faux ou de complaisance, et roule ma poule, vous voilà deux mois plus tard bénéficiaire du prodigieux sésame. A partir de là, le monde fabuleux des allocations et aides françaises diverses et variées s’offre à vous.

Demander (et obtenir) la CMU base

Dès que vous êtes équipé du RSA (439€ mensuels pour un célibataire), vous pouvez légitimement prétendre à la CMU, la sécurité sociale des nécessiteux. Deux mois avant la fin de votre couverture sociale liée à votre ancienne activité de salarié, allez-y gaiement, téléchargez la paperasse sur ameli.fr, remplissez-la et retournez-la à votre CPAM. Deux mois plus tard, vous voilà couvert par l’assurance maladie comme tout bon salarié, et c’est le gentil État français qui réglera toutes vos dépenses de santé. Mewci patwon.

Demander (et obtenir) la CMU complémentaire

Et dire qu’il y a des millions de cons de travailleurs qui payent leur mutuelle santé plein pot à raison de 80 à 200€ par mois, alors que l’État français offre dans sa grande générosité la gratuité de mutuelle complémentaire santé aux chômeurs ! En tant que chômeur professionnel et bénéficiaire de la CMU-base, vous avez donc à présent droit vous aussi à cette magnifique mutuelle d’État qu’est la CMU-C, et vous seriez bien idiot de ne pas en profiter: faites très vite valoir auprès de votre CPAM vos droits de miséreux déjà bénéficiaire de la CMU base, exigez votre accès immédiat à la CMU complémentaire, et bienvenue au club des ultra privilégiés qui n’ont plus à se soucier des coûts souvent ruineux des dépenses de santé: à vous les nouvelles lunettes chaque année, les soins dentaires gratuits, les check-up quand bon vous semble et les visites chez le médecin au moindre éternuement. Ne vous gênez pas, profitez, c’est l’État qui régale, et ces imbéciles de travailleurs qui financent.

Demander (et obtenir) l’allocation logement

Vous touchez le RSA, vous avez à présent une meilleure couverture sociale que la plupart des salariés, et vous vous dites que c’est déjà Byzance. Mais c’est loin d’être fini: dans son incommensurable générosité, la CAF dont vous dépendez vous offre de participer au paiement de votre loyer ! Allez hop, on télécharge la paperasse sur caf.fr, on la remplit, on fournit les quelques photocopies demandées, et deux mois tard la gentille CAF vous versera chaque mois jusqu’à plus de la moitié de votre loyer. C’est-y pas beau ?

Demander (et obtenir) la gratuité transports

Mais la CAF peut se montrer encore plus gentille avec vous, suffit de le lui demander. Les dépenses de transports sont souvent un poste important dans un budget de travailleur et, là encore, le statut de chômeur professionnel comporte un avantage précieux sur celui de salarié: la gratuité totale des transports en commun. Fini de faire la queue comme des moutons devant les guichets RATP ou Transilien pour acheter votre ticket ou votre ruineux pass mensuel, la CAF vous équipe d’un badge magique à recharger tous les trimestres qui vous permet de voyager gratuitement et à volonté sur tous ses réseaux ferrés et routiers hors SNCF. Cerise sur le gâteau, la gratuité transport vous permet également d’entrer gratuitement dans les musées, expositions, visites guidées et animations culturelles: vous pourrez donc venir au Louvre quand bon vous semble déguster tranquillement votre kebab tout en admirant un Delacroix, un Renoir ou une sculpture grecque antique sans avoir à débourser le moindre sou. Comme quoi, en plus de tout, l’État n’oublie pas d’inciter ses braves petits chômeurs à se cultiver, trop gentil, merci les gars !

Se mettre en surendettement pour niquer les huissiers

Rien de plus désagréable que d’être dérangé par un huissier de justice venu vous saisir alors que l’on est tranquillement en train de préparer un barbecue dans son jardin à l’heure de l’apéro. Face aux hyènes que constituent les huissiers, il convient donc au chômeur professionnel de sortir l’arme de destruction massive: le dossier de surendettement.

Le dossier de surendettement est assez laborieux à constituer, mais franchement ça vaut le coup de se casser un peu la tête quelques jours pour rassembler les pièces car, dès qu’il est accepté (et il sera accepté dans l’immense majorité des cas), adieu les soucis: tous les chacals de créanciers qui vous courent après sont stoppés net dans leur élan, il leur est désormais interdit de vous envoyer des huissiers, et encore moins de se servir sur vos comptes bancaires. Bien fait, bande d’enfoirés ! Désormais, chaque fois qu’un huissier vient vous rendre visite, vous lui brandissez fièrement sous le nez le récépissé d’acceptation du dossier: y a rien pour toi ici camarade, va voir ailleurs si j’y suis. Variante: vous pouvez aussi l’inviter à partager votre apéro, surtout si l’huissier est de sexe femelle et qu’elle est bien roulée (ça peut arriver), histoire de montrer que vous êtes un gars cool et que malgré votre petit contentieux vous ne lui en voulez pas. Mais l’expérience démontre que ces gens-là sont malheureusement assez peu conviviaux

Un conseil: l’administration est généralement négligente et mal organisée, et l’information entre services circule mal. Ce qui fait que, malgré l’acceptation de votre dossier de surendettement, certains huissiers mal embouchés ou mal informés peuvent continuer à débarquer chez vous. Si vous êtes en vacances ou absent de votre domicile, il est donc utile de placarder sur votre porte l’avis d’acceptation de dossier de surendettement, histoire de bien mettre les points sur les i de ces fâcheux avant qu’ils essaient de démolir votre entrée pour saisir vos biens. Non mais des fois.

Demander les tarifs sociaux EDF-GDF et Orange

Le plus gros des démarches est fait, vous voyez les € commencer à pleuvoir chaque mois sur votre compte en banque sans que vous ayez à vous préoccuper d’autre chose que de vos loisirs et hobbies et du programme télé. Fini de vous lever à des heures inhumaines, fini de vous entasser dans la puanteur du métro au contact de tous ces damnés de la terre qui n’ont pas compris les vertus du chômage professionnel. Vous avez bonne mine et vous avez peut-être même pu vous remettre au sport dans une salle proposant des tarifs sociaux.

Car l’un des autres avantages de votre nouvelle carrière est qu’elle vous permet de bénéficier de réductions sur les tarifs pratiqués par certaines entreprises et commerces, voire des fournisseurs d’État tels EDF-GDF et Orange. Sachez cependant que, pour une fois, on ne peut que constater que les remises que vous accorderont ces derniers relèvent carrément du foutage de gueule, témoignant d’un mépris du chômeur professionnel assez étonnant dans ce pays qui les apprécie par ailleurs autant. Chez EDF, par exemple, ne comptez pas pouvoir déduire plus de 140€ sur votre facture annuelle – et encore il faut que vous ayez un compteur de forte puissance. Chez Orange, le tarif social ne porte que sur votre abonnement (6,49€ par mois contre 16,90€ pour un abonnement “standard”), mais tintin sur les communications qui restent intégralement à votre charge. Comme quoi ces deux-là sont quand même des gros rats, surtout vu tout le pognon qu’ils encaissent sur le dos des Français. M’enfin, aucun système ne peut être parfait et même les miettes sont bonnes à prendre pour le chômeur professionnel.

Aller pleurer chez l’assistante sociale

L’assistante sociale est la meilleure amie du chômeur professionnel. Une sorte de confidente à laquelle vous pouvez (et devez !) raconter toutes les difficultés de votre vie, surtout lorsqu’elles sont imaginaires. Face à elle, n’hésitez jamais à charger la barque pour vous montrer telle qu’elle vous considère en son for intérieur: un cas social en voie de clochardisation qu’il est nécessaire d’aider pour qu’il conserve un semblant de dignité et ne sombre pas complètement.

Un rendez-vous avec l’assistante sociale se prépare. Il faut que vous ayez l’air vraiment au bout du rouleau chaque fois que vous la rencontrez. Pour ce faire, évitez si possible de vous laver, raser et brosser les dents deux jours avant l’entretien. Rongez-vous les ongles et mettez vos fringues les plus ringardes et les plus élimées – sans toutefois bien sûr en faire trop au risque qu’elle s’aperçoive que vous vous foutez de sa gueule. Devant elle, usez de vos talents de comédien pour avoir l’air un peu hagard, répondant à ses questions de manière hésitante et décousue: il s’agit qu’elle réalise que votre chômage prolongé met en péril également votre santé mentale, et qu’elle ait donc d’autant plus envie de vous venir en aide.

Politiquement, toutes les assistantes sociales sont d’extrême-gauche. Pas question donc de vous hasarder à lui débiter vos sornettes racisto-fascisto-nazies consistant à maudire ces hordes de bamboulas venus piller le système social français, ni même de vous risquer sur le terrain de la discussion politique. Non, vous n’êtes là que pour parler de vos tristes et douloureuses conditions de vie… et, en bon bamboula blanc, réclamer des chèques pour régler vos factures courantes.

Car l’assistante sociale sert surtout à ça: ses bonnes relations avec les administrations et institutions françaises (EDF, Orange, services fiscaux, etc) lui permettent de demander en votre nom de grosses remises sur certaines factures que, sans elle, vous ne pourriez honorer. N’hésitez donc pas à venir régulièrement lui donner de vos nouvelles, montrer vos factures en souffrance et pleurer sur votre triste sort afin qu’elle sorte son chéquier et se remue un peu en votre faveur. De plus, même si elle est d’extrême-gauche, soyez bien persuadé que l’assistante sociale est ravie de votre visite. Toute la journée, elle voit défiler des miséreux mal blanchis venus du monde entier et ne parlant pas un traître mot de notre belle langue, et le fait de pouvoir s’entretenir avec vous sans l’intermédiaire d’un interprète Tamoul, Béninois, Syrien ou Irakien lui fait des vacances dans son emploi du temps chargé. A chacune de vos visites, traitez donc cette précieuse serviteuse de l’État avec un respect onctueux et déférent, en évitant bien sûr de lui souffler votre haleine de phoque au visage.

Faire réparer sa voiture par le Conseil Régional

Vous voilà maintenant un chômeur professionnel compétent, mais encore loin d’être virtuose. Tâchez donc de vous perfectionner en vous inspirant notamment des techniques développées par les Nord-Africains, devenus experts en extorsions d’aides de toutes natures à l’État français. Il est ainsi assez aisé de faire réparer sa voiture par l’État pour un chômeur professionnel astucieux: adressez des courriers comminatoires aux administrations de votre ville, de votre département ou de votre région (en évitant naturellement le papier à en tête et le monogramme à vos armoiries) et arguez du fait que l’état déplorable de votre tas de boue vous empêche de chercher efficacement du travail. C’est vrai, quoi: vous devez utiliser votre voiture pour vous rendre chaque jour à vos différents entretiens avec de potentiels employeurs, et, padbol, votre joint de culasse vient de lâcher, cet enfoiré. Bien sûr, cela demande de s’activer un peu (rédiger des courriers est forcément une corvée pour le chômeur professionnel), mais sur le lot il y a de fortes chances qu’une administration finisse par accéder à votre demande et prenne en charge une bonne part des réparations demandées. Et si vous n’obtenez pas de quoi changer le joint de culasse (qui de toutes façons allait très bien), vous pourrez au moins changer vos pneus.

Une astuce pour mettre davantage de chances de votre côté: en déclinant votre identité en haut de votre courrier de récrimination (toujours manuscrit, écrit d’une main hésitante et truffé de fautes d’orthographe), insérez un deuxième prénom imaginaire d’origine maghrébine. Les statistiques ont en effet démontré que les demandes émanant de personnes originaires d’Afrique du Nord ont plus de chance d’aboutir que celles de Français de souche. On se demande pourquoi mais c’est ainsi. Si donc vous n’avez pas la chance d’être né à Alger ou à Bamako et que vous vous appelez François Dubois, présentez-vous par exemple comme François-Abdel Dubois, ou Mamadou-François Dubois, afin de faire meilleure impression au fonctionnaire qui ouvrira votre lettre.

Faire payer ses vacances par la mairie

Naturellement, vous considérez à juste titre qu’un chômeur professionnel a tout autant le droit à des vacances qu’un vulgaire salarié. Toute cette pression de non-travail que vous subissez à longueur d’année doit bien trouver un exutoire, et des vacances au soleil et aux sports d’hiver une fois par an vous sont tout aussi impératives qu’à ces cons qui ont choisi de bosser. Vous avez bien raison, et certaines administrations sont aussi de cet avis puisque vous constaterez que des courriers bien rédigés (c’est-à-dire revendicatifs et écrits avec les pieds) à tel ou tel édile local auront pour effet de vous faire inviter à des séjours gratuits dans certains centres aérés ou campings municipaux de destinations françaises pittoresques à défaut d’être exotiques. Bien sûr, ce ne sera pas Nassau ou Gstadt, mais un petit changement d’air aux frais de la princesse est toujours bon à prendre.

Faire des enfants pour toucher le jackpot aux Allocations familiales

Sachez-le, si vous souhaitez jouer dans la cour des grands chômeurs professionnels, il vous faut impérativement envisager de faire des enfants. Les enfants sont le jackpot assuré pour le chômeur professionnel dans le système social français: plus vous en avez, plus vous touchez. Et attention, c’est pas comme au bandit manchot: à tous les coups l’on gagne, c’est la CAF (et donc ces cons de travailleurs) qui régale !

Là encore, c’est des Nord-Africains, champions du monde toutes catégories en fabrication d’enfants, qu’il faut vous inspirer. Si vous comptez faire les choses aussi sérieusement que ces artistes de l’extorsion d’allocs, il est impératif que vous vous trouviez une compagne de bonne composition, qui accepte de se faire engrosser régulièrement. Elle doit en effet être capable de mettre bas de nombreux enfants: à partir de 3, la CAF commence à vous verser des allocs, alors aucune raison de ne pas en faire 5, 6, 7 ou 8, surtout si vous souhaitez disposer du niveau de vie d’un cadre supérieur et de revenus mensuels se montant à plusieurs K€. Avec une ribambelle de morveux, la vie de château vous tend les bras et vous n’aurez plus à endurer l’ironie de votre crétin de beau-frère qui, avec son job de comptable-adjoint chez Matra, ne gagne pas plus que vous tout en se faisant exploiter 14 heures par jour. Bien sûr, l’entretien de vos nombreux rejetons nécessitera quelques frais, mais la jeunesse se contente de peu et de modestes plats à base de pâtes, riz et couscous suffiront à leur bonheur comme à leur croissance. Sans compter que, plus tard, leurs petits trafics seront pour vous sources non négligeables de revenus complémentaires.

Pour plus d’efficacité, et si vous voulez encore accroître vos gains, vous pouvez même vous convertir à l’islam: cela vous permettra de prendre plusieurs épouses et de multiplier les enfants quasi à l’infini. Là, on quitte la vie de château pour passer dans la tranche supérieure si enviée des grandes fortunes du chômage professionnel. Vous appartenez désormais à l’aristocratie du chômage professionnel et vous pouvez envisager de vous acheter un yacht pour vos prochaines vacances. Il faut cependant accepter d’adopter une religion moyenâgeuse, ce qui pose convenons-en un petit problème moral que certains chômeurs professionnels déjà satisfaits de leur sort peuvent juger insurmontable.

Demander (et obtenir) le tarif social cantine scolaire

D’accord, on peut faire manger ses enfants pour pas cher. Mais quand même, qu’est-ce que ça bouffe ces petites bêtes-là, surtout quand on en a une ribambelle autour de soi ! Heureusement, là encore, l’État n’a pas oublié de penser en priorité aux chômeurs professionnels en leur proposant de faire manger leurs enfants jusqu’à dix fois moins cher que les enfants de ces cons de parents d’élèves salariés. N’hésitez donc pas à faire valoir vos droits de parent d’élève chômeur professionnel auprès de la direction de votre école dès la rentrée.

Demander (et obtenir) l’allocation de rentrée scolaire

Une fois que vous avez votre tripotée d’enfants, c’est cool, tout baigne, vous êtes devenu l’un de ces grands seigneurs du chômage professionnel que l’on regarde avec admiration dans les soirées entre amis. Mais vous avez encore quelques goodies à gratter dont il n’y a pas de raison de vous priver. Septembre est le mois de perception de l’allocation de rentrée scolaire, et aucun chômeur professionnel digne de ce nom ne peut manquer d’exiger de l’encaisser dès lors qu’il est père de famille. Son montant est indexé sur le nombre de vos enfants, et les gentils socialistes ont fait encore plus fort que leurs prédécesseurs de l’UMP puisqu’elle est désormais déclarative, sans aucun contrôle. Ce qui veut dire que vous pouvez tricher sur le nombre de vos rejetons, bref, raconter n’importe quoi à l’administration (comme d’hab) pour obtenir le maximum. Cette allocation est un one shot, elle ne vous est versée qu’une fois par an, mais elle tombe toujours tout de même rudement bien quand il s’agit de renouveler un écran plat, un ordinateur ou un iPhone, voire de s’offrir un petit week-end en amoureux dans un Relais & châteaux avec sa grosse tandis que les beaux-parents gardent les gosses.

Faire ses courses aux restaus du coeur

D’accord, c’est pas trop la classe d’aller s’approvisionner aux restaus du coeur parmi tous ces miséreux puant la crasse et la sueur, n’empêche qu’il n’y a pas de raison de vous priver de ce maillon de la chaîne alimentaire du chômeur professionnel qui peut parfois être bien utile. Si vous ne souhaitez pas vous mêler aux manants et autres Sans-dents, envoyez-donc vos femmes et enfants rafler tout ce qu’ils peuvent, c’est autant d’économies (donc de profit sur votre budget alimentation) que vous réaliserez. L’avantage des restaus du coeur c’est que tous ses bénévoles sont d’extrême-gauche et qu’il vous sera dès lors facile de les embrouiller et apitoyer aussi bien que vous avez l’habitude de le faire avec l’assistante sociale. Avec un peu de pleurniche, et accompagnées de vos nombreux enfants, vos épouses n’auront pas de peine à revenir les bras chargés de victuailles pour la semaine.

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